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L'église de Campin
Incluse dans un hameau, cette église surmontée d'un clocher rectangulaire à sommet plat du XIVème siècle ne comporte qu'une nef du XIIème prolongée par un choeur.
L'entrée de ce dernier, en arc triomphal brisé, présente une série de têtes de monstres. Le portail d'entrée est constitué d'un arc en plein cintre à 4 voussures.
Du mobilier de l'église ne subsiste aucune trace des médailles romaines et des sarcophages mentionnés dans un livre et qui auraient été mis au jour sur le site en 1881.
L'église de Campot
Cette petite église romane construite à la fin du XI° siècle surplombe la vallée du Lysos. Elle est surtout connue par son cimetière qui abrite la tombe du poète gascon François LABORDE...
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François LABORDE, dit "Edmond" est né le 20 novembre 1854 à Grezet-Cavagnan dans le Lot et Garonne. Amoureux d'une fille de cultivateurs-propriétaires de Grignols, il part à Paris "faire fortune", son métier de tailleur d'habits pour seul bagage. Il en revient assez riche pour acheter des biens immobiliers , notamment le chalet qui abrite le casino de l'établissement thermal de la Rode à Cours Les Bains. Il épouse Marceline-Jeanne Lançon et s'installe définitivement à Grignols. Prédicateur et inventeur, il est baptisé "le prophète". Poète gascon, il est édité par la revue Lot-et Garonnaise "l'Almanach Garounès" sous le nom d'Auzac. Sur la tombe de sa femme qu'il rejoint en 1937 figure l'inscription :
"Parle bien doucemen sé heys une prière. Sé n'ery qu'endroumit pouyrès me rebeilla. D'un soumeil éternel préféri soumeilla. . Que dé jamey tourna respira su la terre. S'as un so, gardelou tu qu'es enquère en bie. Jou n'en ey pas besun, aci tout es per rès. Et pourtan se te play de m'offri quaouqu'arès. Accepti une flou per la sainte Marie."
 
Cette épitaphe peut être traduite ainsi :
"Parle bien doucement si tu fais une prière. Si je n'étais qu'endormi, tu pourrais me reveiller. D'un sommeil éternel je préfère sommeiller. Que de jamais retourner respirer sur la terre. Si tu as un sou, garde-le toi qui es encore en vie. Moi je n'en ai pas besoin, ici tout est pour rien. Et pourtant, s'il te plaît de m'offrir quelque chose. J'accepte une fleur pour la sainte Marie"

L'église Notre Dame de Sadirac
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Construite sur une butte argileuse dominant un large paysage, cette modeste église de plan rectangulaire est le siège d'un archiprêtré au XVIIIème siècle.

La datation des différents éléments est difficile à restituer. La construction est peut-être entreprise au cours de la première période romane du XI ème siècle. Le clocher-mur est ajouté au XII ème siècle, les ouvertures sont remaniées au XVI ème et la porte d'entrée en anse de panier date du XVIII ème.

Les fonts baptisimaux, du XVI ème siècle, comportent une cuve en pierre octogonale.
L'église Notre Dame de l'immaculée Conception
L'église de FLAUJAC, siège de la paroisse, étant jugée insalubre, la construction d'une nouvelle église et d'un presbytère à GRIGNOLS est entreprise à partir de 1857, grâce au don de 60 000 francs de l'abbé DONIS.

L'achat du terrain face à la Halle, s'élève à 25 000 francs, financé à hauteur de 5000 francs par la Fabrique et à hauteur de 10 000 francs par un don du Comte de SABRAN PONTEVES.

La Municipalité, sollicitée à plusieurs reprises, refuse quant à elle toute participation financière...
L'église Notre Dame de l'immaculée Conception... suite
Les plans et la réalisation de l'ouvrage sont confiés à l'architecte départemental Pierre-Auguste LABBE. En 1861, alors que les travaux sont terminés, le curé, qui n'a pas acquitté la totalité des sommes dues, est menacé d'expropriation. La Commune est alors dépourvue d'église : celle de FLAUJAC est en effet interdite au culte depuis quelques mois en raison de son insalubrité. Afin de permettre l'ouverture au culte de l'édifice, le Comte de SABRAN accorde un prêt de 48 000 francs à la Fabrique qui peut ainsi régulariser la situation. Une partie du mobilier de l'église de FLAUJAC est utilisée pour meubler le nouvel édifice, telles les cloches refondues, les 2 bénitiers en marbre, les fonds baptismaux en marbre gris moucheté de blanc, les 2 confessionnaux et un Christ en bois.

L'édifice, construit dans le style gothique, est précédé d'un clocher-porche à 3 portails. Celui du centre, surmonté d'un tympan dédié à L'IMMACULÉE CONCEPTION, ouvre sur la nef, et les 2 portails latéraux donnent sur les bas-côtés. En 1902, la Municipalité rachète l'église aux héritiers du Comte de SABRAN.

L'église Saint-Jean Baptiste d'Auzac

L'édifice dont il ne subsiste plus que des vestiges, est construit dans la vallée du Lysos à la fin du XIIème siècle ou au début du XIIIème. Concernant le cloche-mur, il date du XIVème siècle mais sera amélioré au XVIème et XVIIème siècle.

Abandonnée dans les années 1920-1930, l'église est privée de ses chapiteaux cédés à la ville de Bordeaux puis classée monument historique le 30 mai 1961.

Les cloches sont, quant à elles, transportées dans l'église Notre Dame de l'Immaculée Conception à Grignols. L'une d'elles porte l'inscription "St. Jean Baptiste, priez pour nous".
L'église Saint-Loubert de l'Outrange
Loutrange, était une terre apppartenant aux archevêques de Bordeaux mais les grignols se disaient seigneurs " de la terre de Loutrange et autres places".

Entourée de son cimetière, cette église est dotée d'un plan simple. Le clocher-mur ouvre sur la nef terminée par le choeur à chevet plat. La datation de l'édifice est imprécise, mais l'abside pourrait dater du XVIIIème. Les fenêtres actuelles ont remplacé des ouvertures plus anciennes dont l'emplacement est visible de l'extèrieur. Le sol est couvert de carreaux de terre anciens.
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La Halle
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En 1620, Jean de GRIGNOLS fonde deux foires annuelles et un marché hebdomadaire (tous les mercredis matins), qui se tiennent encore aujourd'hui aux mêmes dates, et fait construire une auberge et une halle. Cette dernière, vétuste et jugée démodée, est démolie en 1937 pour être reconstruite. Si le nouvel édifice en verre et béton armé, terminé lors de la déclaration de la Guerre en 1939, ne présente pas un intérêt architectural particulier, il constitue néanmoins un témoignage rare de l'élan moderniste du Front Populaire. La halle est peinte en 1987.
La statue Saint-Michel
En 1820, le second fils de Charles X, le Duc de Berry, est assassiné par L.P.Louvel, bonapartiste qui veut mettre fin à la race des Bourbons. Le Duc de Berry meurt sans enfant, mais un fils posthume, le Duc de Bordeaux, naît le 29 septembre de la même année, jour de la Saint-Michel.

Un an plus tard est inaugurée cette statue commandée par le Vicomte Élie de Pons St. Maurice, châtelain de Grignols, en l'honneur de cet enfant. Henri V de Bourbon, Duc de Bordeaux et Comte de Chambord, et prétendant au trône de France.

Toutefois, en 1873, par son refus du drapeau tricolore, il fait échouer la tentative de Restauration menée à son profit par ses partisans.

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La réalisation de la statue est confiée à l'artiste Lenoir Ravrio.
 
Les Ravrio étaient une famille de fondeurs installée à Paris. Un an plus tard, est inaugurée cette statue représentant Saint-Michel, commandée par le Vicomte Élie de Pons St. Maurice.
 
Le changement de Régime fait que le motif de la commande est oublié, et la statue reste celle de l'archange. Ne figurant pas dans le recensement des métaux, non ferreux, réalisé vers 1941, elle échappe à la refonte pour besoin de Guerre.
 
L'archange perd sa lance en 1944.

Le four à pain de Mutin
Cet ancien four, communal depuis les années 1970, dépendait autrefois d'une ferme.

Protégé par un toit à deux eaux, dont l'une des pentes forme auvent, il est doté d'une voûte de briques et d'une ouverture en plein cintre.

De part et d'autre du four sont aménagés un parc à cochons et une pièce noire, sans fenêtre, destinée à divers rangements.

Un linteau de bois, soutenu par deux consoles de pierre, supporte la hotte maçonnée.
Le lavoir de Ferbos
Ce lavoir municipal est porté sur le plan de 1834. Un trou d'eau existait peut-être déjà à cet emplacement, près de la source utilisée par les habitants de Flaujac.

Probablement construit en pierre, il est noyé dans le béton lors d'une rénovation en 1925.

Le lavoir est dit "de Ferbos", prononçé par les plus âgés "Perbos" ce qui pourrait signifier par "à travers bois".